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l’étude Américaine controversée

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l'étude Américaine controversée

l’étude Américaine controversée

 

SELON LE SITE MACIGARETTE . FR VOICI LES INFOS CONCERNANT LA DERNIÈRE ÉTUDE AMÉRICAINE

vous pouvez retrouver l’article sur macigarette .fr

Le britannique Clive Bates, ancien directeur de l’association ASH, connu pour ses actions de défense d’une vape libre en Europe, anticipe sur son blog la vague médiatique qui pourrait découler de cette nouvelle publication.

Intitulée “Le formaldéhyde caché dans les aérosols de cigarettes électroniques – des questions et des préoccupations“, l’étude mettrait en avant des taux très élevés de formaldéhyde détectés dans la vapeur et viendrait à la conclusion que l’e-cigarette augmenterait de 5 à 15 fois les risques de cancer que peuvent engendrer à long terme la fumée du tabac.

Alors que nous ne connaissons pas encore le contenu exact du premier communiqué de presse envoyé à certaines personnes (dont Bates fait semble-t-il partie), ni les détails de cette étude, Clive Bates posent des questions à ses auteurs.

Le protocole expérimental reflète-t-il des règles d’usage normal ? Des taux trop élevés de formaldéhyde indiquent généralement un régime (cadence des bouffées) non réaliste. Des mesures ont-elles été prises pour éviter les bouffées sèches (dry puff), c’est à dire une activation de l’atomiseur alors que les mèches ne sont pas correctement alimentées en e-liquide ? Les vapoteurs sentent instantanément quand la configuration d’un appareil n’est pas correcte. Un atomiseur mal alimenté provoque une vapeur acide très désagréable (dont le formaldéhyde et d’autres substances sont probablement responsables).

Pour affirmer que la cigarette électronique puisse provoquer le cancer il faut s’assurer que les conditions étudiées soient conformes à un usage humain, et donc réaliste. Bates questionne ensuite les scientifiques sur la part de responsabilité du formaldéhyde dans les cancers provoqués par le tabagisme (sujet sur lequel la littérature scientifique n’est pas très précise) et s’interroge en conséquence sur la proportion imputée à la vape.

Le britannique rappelle enfin que les aldéhydes (tels que le formaldéhyde et l’acetaldéhyde) sont naturellement présents dans l’environnement et font partie des métabolites du sang humain.

Après la vague médiatique qu’avait suscitée l’étude japonaise, les acteurs de la vape semblent plus que jamais sur le qui-vive. Nous tenterons de publier ici chaque nouvelle information qui nous parviendrait et restons vigilants sur ce sujet.

Mise à jour 22 janvier (les horaires indiqués ne correspondent pas à l’heure de publication des sources citées mais à la date de publication de nos propres mises à jour)

12h39 : Le Figaro supprime de son site l’article intitulé “L’e-cigarette plus cancérigène que le tabac”.

12h33 : La FIVPAE publie un communiqué dans lequel elle explique que “les conditions d’un vapotage normal n’ont rien à voir avec celles recrées dans cette « étude »”.

12h35 : La Voix du Nord relaie les critiques de Konstantinos Farsalinos et Peter Hajek sur le protocole expérimental.

12h31 : Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, s’insurge sur Twitter en réponse au journal Le Parisien : “Non, non et non, l’e-cig nest pas plus cancérigène que le tabac, même quand elle émet du formaldéhyde!” puis ajoute “Eh, les confrères, le formaldéhyde n’est qu’un composé toxique de la fumée du tabac, et l’e-cig est toujours moins cancérogène que le tabac!”

12h18 : Luc Dussart publie un billet intitulé “L’État français téléguide l’Agence France Presse (AFP) pour dénigrer la cigarette électronique” et dénonce une “manipulation”.

11h46 : Le journal Le Monde nuance et change le titre de son article qui était “Une nouvelle étude accable la cigarette électronique” et qui devient désormais “Une étude controversée met en cause la cigarette électronique”. Le contenu de l’article est également mis à jour “pour y intégrer les objections formulées par des chercheurs à l’égard de l’étude”. Le quotidien indique que “dans les conditions de la vie réelle, les vapoteurs ne seraient donc pas exposés à des concentrations de formaldéhyde de l’ordre de celles analysées dans l’étude.”

11h40 : Maitre Eolas (avocat au barreau de Paris) ironise sur Twitter à propos du journal Le Monde : “Le Monde s’est fait hacker par le lobby du tabac”.

11h31 : Les chercheurs indiquent avoir utilisé un atomiseur CE4 Sailebao avec une résistance de 2.1 ohm ainsi qu’une batterie Innokin iTaste VV V3.0.

11h22 : (Information non confirmée) : Le pneumologue Bertrand Dautzenberg critique sur iTELE le protocole expérimental de l’étude.

11h16 : Jean-Yves Nau indique qu’il s’agit en fait “d’une simple « correspondance » adressée à la prestigieuse revue – un courrier qui n’a pas le rang d’une publication”. Nau cite également Jean-François Etter (Université de Genève) : “Comme dit mon collègue Konstantinos Farsalinos, c’est comme carboniser un steak et ensuite tester s’il y a des substances cancérigènes. Mais personne ne mangera jamais ce steak.” Le journaliste scientifique estime que cette annonce va une fois de plus nourrir la controverse “quant à l’innocuité d’un procédé qui démontre pourtant chaque jour un peu plus sa capacité à réduire les risques cancérigènes (amplement démontrés) de la consommation de tabac”.

10h51 : L’American Vaping Association titre sur son site “Une nouvelle étude soulève la crainte du formaldéhyde basée sur un protocole défectueux“.

10h46 : Le professeur Michael Siegel (Université de Boston, États-Unis) critique également le protocole expérimental. “Les conditions mises en oeuvre pour étudier la vapeur à des hautes intensités (batterie) ne sont pas réalistes et dans ces conditions, un vapoteur ne pourrait pas être capable d’utiliser son vaporisateur.”

10h42 : L’ECITA a indiqué mercredi que l’étude n’avait pas été revue par les pairs comme le veut la tradition scientifique.

10h33 : Le pharmacologue Jacques Le Houezec publie une critique de cette étude et cite également Farsalinos pour aborder le problème du protocole expérimental.

10h23 : Le Monde cite la critique de Peter Hajek. Le scientifique britannique remet en cause le protocole expérimental qui ne serait pas réaliste. Les dry hits (bouffées avec une mauvaise alimentation en e-liquide de l’atomiseur) pourraient être à l’origine de la formation de formaldéhyde. Cité dans le Daily Mail il indique : “Quand un poulet est brûlé, le croustillant noir qui en résulte peut contenir des substances cancérigènes, mais cela ne signifie pas que le poulet soit cancérigène”. “Vapoter n’est peut être pas aussi sain que de respirer de l’air pur de la montagne, mais c’est beaucoup plus sûr que de fumer. Ce serait une honte si cette étude écartait les fumeurs qui ne peuvent pas ou ne veulent pas arrêter de fumer de la vape, et retournent par conséquent vers leurs cigarettes mortelles.”

10h14 : Critique de Konstantinos Farsalinos

Selon Farsalinos les auteurs n’ont en fait pas trouvé du formaldéhyde mais des hémacietals de formaldéhyde. Il s’agit d’une combinaison de formaldéhyde et d’alcools (formaldéhyde-propylène glycol ou glycérol-formaldéhyde). Les auteurs ont caractérisé ces agents comme libérant du formaldéhyde, en fournissant une référence vers une étude évaluant la dermatite de contact de ces agents. Cependant, en regardant l’étude citée, il est même probable que ces agents libérateurs de formaldéhyde n’aient rien à voir avec les hémacietals de formaldéhyde trouvés dans les aérosol d’e-cigarette.

De plus il n’y a absolument aucune preuve que les hémacietals de formaldéhyde soient toxiques ou cancérigènes pour l’organisme. Il est possible en fait que la formation d’hémacietals pourrait même protéger l’organisme contre les dommages induits par le formaldéhyde. Les auteurs ont cependant considéré que le risque d’exposition à ces agents était équivalent à celui du formaldéhyde et ont ainsi calculé un risque de cancer avéré.

Le Dr Farsalinos s’est ensuite penché sur les conditions d’expérimentation de l’équipe américaine. Lui même vapoteur, il connait bien les pièges dans lequels les recherches peuvent tomber, notamment ceux concernant la surchauffe qui conduit inévitablement au “dry hit”, cette activation d’un atomiseur mal alimenté en e-liquide qui donne un goût exécrable dont l’âcreté est insupportable pour tous les vapoteurs.

De plus et selon ses estimations, l’étude a probablement été menée avec un atomiseur monté avec une résistance de 1,4-1,6 ohms. A 5 volts, la puissance est de 14 à 16 watts. A ces valeurs la surchauffe est certaine, et, effectivement du formaldéhyde peut être détecté et en forte quantité dans la vapeur, mais AUCUN vapoteur n’utilisera jamais sa cigarette électronique dans ces conditions selon le chercheur. Au vue du ramdam médiatique que cette étude est en train de créer Farsalinos invite ses pairs scientifiques a faire l’essai une fois pour comprendre le phénomène du dry hit. Les conditions sont en effet assez simples à réunir : une batterie, un atomiseur et pas de liquide …

8h00 : L’étude des deux chercheurs est disponible sur le site du New England Journal of Medecine

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